Cyril Hanouna - Capture TV C8.

Il aura suffi d’un coup de fil à Jean-Marie Bigard et de quelques papiers et interviews pour lancer une machine grotesque : la peur supposée d’un candidat hors partis, hors système politique, qui pourrait mettre en danger Emmanuel Macron.

De qui se moque-t-on exactement ?

Dans quelle manipulation sommes-nous en train de tomber ?

Quel conseiller élyséen est assez maboule pour énoncer ce genre de fantasme ?

Qu’on les aime ou pas, Jean-Marie Bigard peut remplir le stade de France, Cyril Hanouna, dont on apprend qu’il aurait déposé la marque Hanouna2022, peut distraire les enfants de la télé par millions.

Mais à qui fera-t-on croire qu’un pouvoir peut redouter leur mise sur orbite politique et une potentielle victoire ? Et là, on touche certainement au sublime de l’enfumage. Jeter ce genre de noms en pâture, faire comme si on en avait sincèrement peur, c’est une forme de manipulation, consciente ou pas de l’opinion publique.

Après avoir installé Marine Le Pen comme principale opposante, installons donc des humoristes, des chercheurs, des intellectuels comme potentiels adversaires. Appuyons, créons l’hypothèse, de manière à provoquer la réaction recherchée : non, pas eux, pas possible ! Saturons l’espace avec de nouvelles inepties pour empêcher les réelles alternatives d’exister : la gauche ou la droite par exemple, vous savez, ces vieux trucs éculés qui pourtant, recommencent à donner de la voix un peu partout dans le monde.

Poursuivons la stratégie de destruction de toute idéologie pour rester l’homme le plus riche du cimetière.

Et nous serions assez stylisés pour tomber dedans à pieds joints, et laisser se développer le doute, l’angoisse, et même les théories les plus fumeuses énoncées, sur un ton docte par des gens très sérieux « Mais oui, c‘est possible ! regardez l’Italie avec le Mouvement 5 étoiles. Regardez Trump, regardez Bolsonaro »

Oui, on regarde et on ne voit que des différences : Beppe Grillo porte ses idées plus de 10 avant de commencer à progresser. Il est épaulé par un génie tordu de l’Internet, Gianroberto Casaleggio qui est le véritable maître à penser de la stratégie. Il faut 20 ans à Grillo pour émerger et gagner !
Pas 2 !

Parlons de Trump ! Membre de l’establishment s’il en est ! Milliardaire, démocrate, ami personnel de Bill Clinton avant de tenter sa chance. Quant à Bolsonaro, il est élu député de Rio de Janeiro sans discontinuer de 1990 à 2014. En clair, il n’y a pas, dans ces exemples de génération spontanée, de réussite ex-nihilo.

Le seul finalement s’appelle… Emmanuel Macron dont la conquête éclair n’a d’égale que la solitude politique. Une bonne raison pour que ceux qui l’entourent se mettent à s’inventer, sincèrement ou pas des diables. Qui n’ont de substance que celle que nous voudrons bien leur donner. Autrement dit zéro plus zéro… égale la tête à Toto. De tout façon, si émergence il y a, on ne la verra pas arriver, elle montera comme une évidence.

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