Sur la scène de Wilmington, Delaware pendant le 1er discours du président-élu Joe Biden - Capture vidéo Nos Lendemains;
Sur la scène de Wilmington, Delaware pendant le 1er discours du président-élu Joe Biden - Capture vidéo Nos Lendemains;

Quel discours magnifique, puissant de Joe Biden. Un discours qui dessine déjà une présidence empathique, une présidence de la compassion et du cœur. Du cœur, c’est le mot qu’a employé Michelle Obama sur Twitter :

« Je suis plus que ravie que mon ami Joe Biden et notre première femme noire et indienne américaine vice-présidente, Kamala Harris, s’apprêtent à restaurer un peu de dignité, de compétence et de cœur à la Maison Blanche. Notre pays en a cruellement besoin. »

« Compassion, empathie et sensibilité », ce sont aussi les mots employés par Joe Biden pour évoquer sa tâche première, la lutte contre la pandémie de Covid19 pour laquelle il met d’ores et déjà une équipe en place pour définir les mesures à mettre en œuvre dès le 20 janvier. Une pandémie qui a déjà emporté plus de 237 000 vies américaines dans l’indifférence et le déni de Donald Trump et de ses équipes. 237 000 vies, c’est 4 fois plus que le nombre de morts américains pendant la guerre du Vietnam. Et cette défaite face au virus est d’abord une défaite morale et politique, celle de Donald Trump.

Compassion, empathie, je vois et j’entends déjà les ricanements et les sarcasmes de ceux qui pensent « bisounours ». Il suffit de regarder ce qu’un mandat de l’exact contraire, une présidence Trump de la haine ou de l’indifférence à l’autre a pu produire. Un pays si divisé que les observateurs ont craint et craignent toujours la guerre civile. Un pays fracturé, au bord de la guerre civile, c’est ce qu’a produit la politique égoïste et prédatrice de Donald Trump pour reprendre le terme « prédateur » employé par la politologue Marie-Cécile Naves dans son dernier ouvrage « Démocratie féministe ».

Extrait du livre de Marie-Cécile Naves publié sur Twitter en réaction à la victoire Biden-Harris

« Il ne lâche rien ». C’est ainsi que de très nombreux d’observateurs décrivent l’attitude de Donald Trump refusant d’admettre sa défaite et criant victoire malgré les faits et les votes. « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » comme le disait le grand Camus. Non Trump n’est pas seulement un pugnace, qui ne lâche rien, il se comporte comme un dictateur en puissance, un néofasciste que seule la démocratie américaine a pu stopper. Dans la joie qui est la nôtre avec la victoire de Joe Biden et Kamal Harris, nous ne devons pas nous tromper et oublier ce à quoi l’Amérique fait face : un prédateur néofasciste.

C’est bien là l’immense responsabilité de Joe Biden. Démontrer qu’une présidence empathique, unificatrice, qui ne regarde pas l’adversaire comme un ennemi à abattre, une présidence du « souci de soi et des autres » est capable de résorber l’hydre haineuse du Trumpisme. Une hydre qui même si elle n’est pas au pouvoir va continuer à déverser son venin via les médias et les réseaux sociaux. Certes ces derniers après avoir accordé leurs faveurs, leurs temps d’antenne et leur « reach » à un Donald Trump triomphant commencent à réaliser l’ampleur du désastre auquel ils ont contribué.

Espérons qu’il n’est pas trop tard. De cette responsabilité Joe Biden est éminemment conscient. Le président-élu a d’ailleurs terminé son discours en rappelant les paroles de ses grands-parents. À son grand père qui disait au petit Biden de garder la foi et la confiance, sa grand-mère répondait non tu dois la répandre autour de toi. C’est tout l’enjeu des mois qui viennent : soigner une Amérique blessée et fortifier sa démocratie.

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Cet article a 1 commentaire

  1. Reljic

    Je ne dirais pas bisounours mais quel excès d’enthousiasme. «   La présidence du cœur « !?
    Rien dans la vie politique de Joe Biden ne pourrait nous inciter à utiliser ces termes. Bien au contraire. D’ailleurs le seul « argument « que vous avez avancé c’est le tweet de Michelle Obama. Le reste c’est le raisonnement par opposition qui démontre le manque d’arguments valables.
    Vous avez raison de souligner que Trump a fracturé la société américaine, mais vous oubliez la contribution de l’autre camps.
    On est habitué à un autre niveau d’analyses de votre part. Là vous participez à un storytelling digne de Paris Match

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