Le Pr Jean-François Delfraissy interviewé par Gilles Bouleau en mars 2020 au 20h de TF1 - Capture TV.
Le Pr Jean-François Delfraissy interviewé par Gilles Bouleau en mars 2020 au 20h de TF1 - Capture TV.

Jamais le nombre de contaminations n’avait été aussi important : 20.339 cas en 24h ! Du jamais vu en France.

Des chiffres vertigineux qui mettent sous tension l’hôpital. Le taux de remplissage des lits de réanimation monte dangereusement : plus de 40% pour la région parisienne, 125% dans certains départements comme l’Eure.

Le plan blanc va donc être mis en place dans les hôpitaux : les soins et les opérations non urgentes sont repoussés pour ouvrir de nouveaux lits de réanimation.

Les personnels soignants sont à nouveau mis à contribution. Chacun est appelé à d’amputer, autant que faire ce peut, une partie de ses vacances de la Toussaint.

Pire : le président du conseil scientifique, le Professeur Delfraissy, estime qu’il va falloir apprendre à vivre avec le virus, au moins jusqu’à l’été.

Dans ce concert de mauvaises nouvelles, les Français sont un peu perdus. Ils ont le sentiment qu’ils ont fait énormément d’efforts, notamment en acceptant de porter le masque au quotidien, sans voir de véritables résultats.  La jeunesse, elle, se voit infliger une triple peine. Elle est accusée d’avoir été trop négligente. Elle souffre le plus de la fermeture des bars et elle a du mal à trouver son chemin, dans une ambiance économique et universitaire morose.

Et puis, il y a les « rassuristes », ceux qui considèrent que tout cela n’est pas si grave et que vivre signifie prendre des risques. Des personnalités médicales comme le Professeur Toussaint, écument les plateaux pour expliquer que tout est fini et qu’il n’y a plus lieu de s’alarmer. La cacophonie et la bataille de chiffonniers des blouses blanches brouillent un peu plus le message.

Alarmistes contre rassuristes, voilà le nouveau clivage ! Ceux qui s’inquiètent de l’évolution de l’épidémie face à ceux qui la relativise et estiment qu’elle est entrain de mourir de sa belle mort. Un clivage épuisant pour les ignorants que nous sommes et qui ne nous dit pas sur quel pied danser, qui croire, à quoi faut-il s’attendre.

De quoi avons-nous besoin ? De messages clairs, du gouvernement et du corps médical.

Pour le moment, nous en sommes loin ! 

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Cet article a 2 commentaires

  1. Emma

    On aurait besoin d’un gouvernement qui gouverne c’est-à-dire a dire qui PREVOIT et ORGANISE.
    Que les ARS mettent en place une politique cohérente de dépistage et cesse de continuer à fermer des lits alors qu’on en manque cruellement. C’est criminel.

  2. Jeannin

    Les alarmistes utilisent l’arme des contaminations journalières pour activer la peur à la manière du roi Salomon en mars avril…
    Pourtant au printemps dernier, nous étions certainement dans un ordre de grandeur sans précédent, plusieurs centaines de limiers de contaminés par jour…
    Et puis contaminé ne signifie pas malade, loin de la.
    Alors,
    Laissons les politiques gérer leur risque juridique ,
    Laissons les alarmistes gérer leur quête de moyens supplémentaires ( covid, la bonne opportunité )
    Laissons les professeurs de plateau TV gérer leurs conflits d’intérêt, à défaut d’avoir réussi avec le remdesivir de Gilead, ils vont tenter avec les anticorps monoclonaux. Le ou les vaccins auront sans doute une efficacité incomplete ( dixit JF Delfraissy ).
    Et Surtout, Surtout,
    Vivons pleinement à l’image de nos enfants , qui n’ont pas à payer l’incurie de leurs ascendants !

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