Le Premier ministre d'Espagne Pedro Sanchez en juin dernier s'exprimant en vidéo à l'adresse du GAVI, l'alliance mondiale pour la vaccination - Capture vidéo Nos Lendemains.
Le Premier ministre d'Espagne Pedro Sanchez en juin dernier s'exprimant en vidéo à l'adresse du GAVI, l'alliance mondiale pour la vaccination - Capture vidéo Nos Lendemains.

Jusqu’où ira ce satané virus ? Nul ne peut le dire et on aimerait bien que tous les adeptes du complot contre nos libertés publiques lisent ce qui se passe en Espagne. Pour la première fois, le Premier ministre Pedro Sanchez a dit son extrême préoccupation face à la situation madrilène. 6,5 millions d’habitants dans l’aire urbaine, 16% des lits d’hôpitaux déjà occupés par des malades covid dans la capitale contre 6 %, pour le reste du pays et 191 morts dont 73 pour la seule agglomération madrilène en 7 jours.

Tous les médecins sonnent l’alerte rouge. Selon le principal syndicat, la progression de l’épidémie est fulgurante, du niveau de celle observée lors de la 1ère vague, qui a fait 29.000 morts en Espagne. Des soignants épuisés, qui détiennent le record mondial du nombre de soignants contaminés (20%), un système hospitalier qui redoute d’être submergé dans les prochaines semaines et un hôpital géant en construction, près de l’aéroport de Madrid, qui pourra accueillir jusqu’à 1000 patients mais ne sera pas prêt avant Novembre. En Espagne, tous les indicateurs sont donc au rouge.

En France, le nombre de contamination est très important (7000 hier) et on commence à toucher aux limites du système scolaire face à la pandémie. L’Éducation nationale a fermé 22 établissements entre hier et aujourd’hui pour cause de contamination et la liste ne fera que s’allonger dans les jours qui viennent. Rappelons qu’une école peut être fermée si au moins trois cas de coronavirus ont été détectés au sein de l’établissement. Dans le cas d’une contamination avérée, l’élève ou l’adulte seront confinés et les personnes en contact avec eux seront testées et placées en quarantaine dans le cas d’un test positif.

En cas de fermeture massive, l’État pourra mettre en place un système d’aide aux familles pour permettre aux parents de continuer à travailler mais ce sont les collectivités territoriales qui doivent en priorité s’organiser. Si le phénomène est trop important, le télé-enseignement peut à nouveau être mis en place. Et voilà le retour du dilemme : la santé ou l’école en présentiel ? Le retour du télé-enseignement, au risque de voir disparaître des écrans radars des milliers d’enfants, dont certains n’ont pas participé aux cours depuis 6 mois ? Ou bien l’école a tout prix, qui signifie aussi les parents au travail ?

Cette rentrée est décidément plus compliquée que prévue. Lors des semaines qui ont suivi le déconfinement, personne n’aurait imaginé une telle reprise et une telle épée de Damoclès qui pèse sur tous les secteurs de notre vie et de notre économie. Certains experts annoncent déjà la couleur : il faudra prendre son mal en patience au moins jusqu’au printemps prochain … Au mieux.

Partagez cet article :

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Nos dernières publications :

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.