Emmanuel Macron ce lundi en conférence de presse en Lituanie - Capture vidéo Nos Lendemains.
Emmanuel Macron ce lundi en conférence de presse en Lituanie - Capture vidéo Nos Lendemains.

Le président de la République, Emmanuel Macron le claironne sur tous les toits, depuis des semaines : il faut re-lan-cer l’économie.

Le problème c’est le choix qu’il faut opérer entre l’économie et la vie. En particulier la vie des plus de 65 ans, proies privilégiées de la Covid-19. Car, même si certains médecins reconnaissent une légère mutation du virus, la réalité semble montrer que le virus est toujours à peu près le même et qu’il s’attaque toujours en priorité à nos ainés.

La seule question qui vaille est donc la suivante :
Au nom du sauvetage de l’économie, faut-il laisser mourir nos ainés ?

Bien entendu que non, mais alors comment à la fois relancer l’économie et protéger la population ? L’équation est complexe, gouverner est un véritable casse-tête, accordons-le au président qui n’a pas la main face au virus et, à l’évidence, ni lui ni le gouvernement ne semblent maîtriser grand-chose.

La seule solution trouvée, c’est donc de re-confiner localement … pour le moment.

Re-confiner en punissant, en quelque sorte, les territoires où le virus est le plus actif, Marseille, la Guadeloupe, Bordeaux, Paris, par exemple.

À Marseille où l’on est passé de 5% de lits de réanimation occupés par des malade de la Covid-19, il y a trois semaines à 20% aujourd’hui, l’État impuissant décide unilatéralement et sans concertation avec les élus locaux de fermer, les bars et les restaurants, pendant deux semaines.
À Bordeaux ou à Paris, les bars doivent fermer à 22h pour empêcher la covid-19 de circuler et de se transmettre, car selon une étude américaine, ce sont des lieux actifs de transmission. Les bars, les restaurants, les petits commerces et tous ceux qui travaillent avec ces secteurs sont aujourd’hui, sacrifiés sur l’autel de la santé.

Un autre scénario est-il possible ?

Oui, répondront certains, tout laisser ouvert pour permettre au virus de se transmettre afin que la population soit immunisée.

Le problème c’est que pour arriver à l’immunité collective il faudrait que les deux tiers des Français aient eu le virus… Si l’on ne prend que les jeunes, par exemple, on n’atteint toujours pas les deux tiers….

Dans ces conditions, les zigzags du gouvernement et du chef de l’État sont inévitables, car à part gouverner au jour le jour, en fonction de l’évolution du virus, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire.

Certes, deux prix Nobel d’économie, la française Esther Duflo et son époux Abhijt Banerjee, proposent de confiner le pays tout entier, pendant deux semaines, juste avant Noël, pour que les Français puissent consommer et réveillonner, le jour J. Mais, il parait peu probable, qu’une telle proposition encourage et incite les Français à faire la fête pour Noël et à consommer comme jamais!

Il n’a sans doute jamais été aussi difficile d’avoir une vision économique, car c’est le virus qui dicte sa loi.

Dans ce contexte, l’addition risque d’être salée pour Emmanuel Macron.

La question est de savoir sur quoi il sera jugé en 2022.

Les vies sauvées ou l’économie à terre ?

L’opinion pourrait lui reprocher de ne pas en avoir fait assez dans chacun des domaines et particulièrement sur la question économique. Sauver les entreprises et les emplois, quoi qu’il en coûte avait-il dit, au printemps dernier, lors de la première vague.

Plus simple à dire qu’à faire, car à ce jour, beaucoup de très petites entreprises n’ont reçu aucune aide, car elles n’y sont pas éligibles. Et les projections sont désespérantes : 1 million d’emplois devraient être détruits d’ici la fin de l’année. Et déjà, les nuages noirs s’amoncellent sur le plan psychique : deux petits restaurateurs ont choisi de mettre fin à leurs jours et nombreux sont les professionnels qui témoignent de leur angoisse quotidienne et affirment que l’idée de suicide leur a déjà traversé l’esprit.

La Covid-19 est bien une arme de destruction massive de l’économie et de l’emploi, des hommes et un poison pour Emmanuel Macron et pour sa réélection.

La France et son président semblent aujourd’hui acculés. Un peuple qui ne sait pas où il va et un pouvoir politique déboussolé qui gouverne tant bien que mal, car la réalité du moment est terrible, mais réelle: c’est la Covid-19 qui gouverne !

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