Bruno Retailleau fustigeant les 35h sur BFMTV

La droite ressort ses cartouches au gros sel : les 35h … qui sont à LR ce que les frontières sont à Marine Le Pen : une obsession. Un réflexe pavlovien. Comme si tout commençait et finissait avec les 35h. Elle est belle, la  brochette de chasseurs depuis 48h : Bruno Retailleau, Christian Jacob et Gérard Larcher. Mazette !

Pan sur les 35h. Feu sur le quartier général de ces Français dilettantes.  

Évidemment, il faut d’abord y voir un effet d’aubaine. Les Républicains ont eu bien du mal à se faire entendre dans cette crise. Quelques coups de griffes sur  les masques et les tests, la désorganisation gouvernementale mais tout ça ne bouge pas beaucoup de lignes politiques .

Du sang et des larmes … surtout pour les salariés

Avec les 35h , fin de la disette ! Comme si cette durée légale du  temps de travail n’avait jamais été amendée depuis 20 ans.   Comme si des accords d’entreprises ne les avaient pas assouplies.  

Pas grave, l’essentiel est de faire comme si et de tirer ! Puisqu’on vous dit qu’il faut les abolir pour relancer la productivité!

 C’est si simple de refaire partir l’économie en demandant évidemment les efforts principaux aux salariés.

Et puis c’est tellement logique, voyez vous, au moment où on projette la destruction d’un million d’emplois en France, de dire à ceux qui ont perdu leur travail : non, non, on ne vous réembauche pas mais on demande à ceux qui travaillent de travailler plus, pour gagner plus ? Pas sûr ! Ça n est pas précisé réellement dans le discours “du sang et des larmes“.

Comme ne sont pas précisés les efforts qui pourraient être demandés aux plus hauts revenus, les efforts sur les dividendes, les  efforts sur l optimisation fiscale. Non, il ne faudrait surtout pas effaroucher le CAC-40 !

Notons enfin le génie qui consiste à relancer à marche forcée la production en n’étant  même pas sûrs que  les français repartiront consommer car, malgré les 55 milliards d’épargne, la période angoissante  qui s’ouvre n’est certainement pas propice à la dilapidation des économies.  

Bref, vous l’aurez compris, cette charge a peu de chance d’être entendu par l’exécutif qui, pour le moment, louvoie sur le travailler plus .

Et elle a au moins  le mérite de mettre d’accord, c’est si rare, la CFDT et la CGT.  Laurent Berger et Philippe Martinez dénoncent en chœur  le cynisme de ces déclarations.

Finalement, les cartouches au gros sel de la droite peuvent avoir du bon.

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