La deuxième vague économique arrive. Ou plutôt deux vagues. La première visible, fracassante, celle des grands groupes comme Boeing, Airbus, Renault par exemple où les licenciements se compteront massivement en centaines. Et puis l’autre, à bas bruit qui va d’abord consister au non renouvellement des CDD (qui a déjà commencé) et puis la faillite des petits artisans, des petits commerçants, qui malgré leur bonne volonté, leurs efforts, ne parviendront pas à tenir audelà de la fin de l’année. Un véritable carnage, selon un député de la majorité . Les mots sont forts et les solutions faibles, ou plutôt éculées. 

Et il faut aller aux antipodes pour trouver une approche créative, audacieuse, face à ce désastre économique qui vient. 

La Nouvelle Zélande , déjà exemplaire dans le combat contre la pandémie , a lancé hier un pavé dans la marre. Jacinda Ardern a lancé cet appel aux chefs d’entreprises néo- zélandais : pensez à la semaine de 4 jours, rendue possible par le télétravail, et à un repos de 3 jours pour permettre aux salariés de consommer, de voyager, de recommencer à faire du tourisme.

Bien sûr, la Nouvelle-Zélande n’est pas la France. Les conditions économiques sont différentes,  les salariés néo-zélandais travaillent 40 h par semaine. Mais cette déclaration a la vertu de montrer ce qu’il faut véritablement intégrer dans cette sortie de crise : il faut sortir des dogmatismes, avoir de l’audace, créer de nouveaux modèles, ne pas rejeter d’emblée toute idée, aussi farfelue soit elle, discuter, négocier, s’adapter. En clair, se réinventer même si la tradition française   est particulièrement rigide. Et surtout ne pas tenter de bricoler les recettes du monde d’avant pour le jour d’après .

On imagine déjà les tenants du libéralisme  monter aux rideaux à la simple idée des 32 heures . Mais il serait sage, intelligent, et audacieux de regarder, d’écouter et d’avancer dans une réelle révolution profonde de toutes nos idées reçues. Après tout , nous sommes face à une page blanche, toutes nos certitudes ont volé en éclat, nous sommes confrontés à une crise sans précédent. Aujourd’hui, les USA par exemple, annoncent 38 millions de chômeurs. Du jamais vu, du jamais imaginé même. 

Répondre avec des solutions binaires ne suffira pas à nous sauver collectivement. 

Alors, soyons  audacieux ! 

Partagez cet article :

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Nos dernières publications :

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.