Édouard Philippe-répond aux question des journalistes sur la 2ème phase du Déconfinement.

Passé de Père Fouettard à Père Fêtard, Édouard Philippe a surpris son monde en révélant l’ampleur des libéralités accordées au peuple français. D’un trait de plume, finis la limite des 100 kilomètres, la fermeture des bars et restaurants, le black out sur les établissements scolaires. D’un coup, la vie recommence comme avant ou presque.

Pourtant, le Premier ministre avertissait les plus empressés : « Le redémarrage de ce secteur fait l’objet d’une très forte attente des Français. Les restaurants, bars et cafés pourront rouvrir en zone verte à compter du 2 juin. Partout, cette ouverture sera conditionnée au respect des règles nécessaires ». Imagine-t-on un retour à la case départ du confinement ? Même Édouard Philippe n’y croit pas. Mais, chasse le Père Fouettard, il revient au triple galop !

Reste à savoir comment réagiront les Français face à ces nouvelles opportunités de consommer, de bouger, de se faire plaisir. Évidemment, autoriser l’ouverture des parcs et supprimer les limites kilométriques devrait satisfaire la population à bon compte. En revanche, imposer aux restaurateurs des principes de distanciation physique, et donc économique, relève un peu du défi au quotidien.

Restaurateurs et consommateurs plutôt satisfaits

Deux problèmes à l’horizon : coté consommateurs, se jetteront-ils comme des affamés sur les premiers restaurants qui rouvriront ? Coté établissements, le jeu de l’ouverture en vaudra-t-il la chandelle, avec la réduction des tables, et partant celui des bénéfices ? Des considérations qu’enjambe Édouard Philippe en présentant un cadre qu’il juge favorable à la reprise d’activité : « Le redémarrage de ce secteur fait l’objet d’une très forte attente des Français. Les restaurants, bars et cafés pourront rouvrir en zone verte à compter du 2 juin. Partout, cette ouverture sera conditionnée au respect des règles nécessaires ».

Malin, le Premier ministre a choisi pour cette phase 2 du déconfinement une date un peu « bâtarde », le mardi 2 juin. Une bonne façon de dribbler le week-end de Pentecôte, week-end de tous les risques et des grandes transhumances automobiles. Adepte de la limitation des rapprochements inter-sociaux en temps d’épidémie, il a su se donner une marge sans que ni la population, ni les restaurateurs ne grognent … L’essentiel étant l’obtention du desserrement.

La balle est désormais dans le camp de la société qui devrait engendrer une reprise économique nourrie des plaisirs de la consommation estivale. Entre la réouverture des restaurants, les rentrées scolaires, les départs en vacances, l’activité redémarrera, prie-t-on au gouvernement. De son coté, jeudi dernier, volontiers entrainant, et rassurant Édouard Philippe lançait aux téléspectateurs tout ouïe : « Les résultats sont bons sur le plan sanitaire ! ». Promesse de lendemains qui chantent ?

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