Il souriait, soulagé et probablement un peu malicieux du bon tour politique qu’il vient de jouer à Emmanuel Macron.

En étant réélu aussi largement au Havre, Édouard Philippe a gagné son droit de rester, à ses conditions, à Matignon… si toutefois il en a le désir.

On imagine mal le Chef de l’État débarquer un Premier ministre aussi populaire et qui a validé sa popularité par l’onction électorale. Un véritable tour de force pour celui qui était, avant le covid, si mal jugé à cause des retraites et des gilets jaunes, de sa sévérité budgétaire et du sentiment d’inflexibilité qui se dégageait de lui , en toutes circonstance s

Sourire malicieux aussi car jusqu’au bout, les amis du chef de l’état n’ont eu de cesse de savonner la planche de Philippe, à travers des off insidieux sur ce premier ministre qui aurait empêché finalement le caractère disruptif et les réformes audacieuses d’Emmanuel Macron en raison de son supposé tempérament psycho rigide.

Edouard Philippe a balayé tout cela en une pandémie, conclue par une élection victorieuse.

Il est aujourd’hui en position de force pour exiger les conditions de son maintien à Matignon.

On imagine mal le Chef de l’État se priver de son atout maître, même s’il paraît ce soir en quelque sorte « à la merci « de l’homme qu’on attendait pas.

Vola pour le cadre mais il ne faut pas oublier non plus le tableau : celui de deux hommes qui mènent ensemble et depuis 3 ans , une politique libérale, de droite. En ce sens, la victoire d’Édouard Philippe ne doit pas être un trompe l’œil. Sur la question de la ligne politique, il n’y a pas la moindre épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre les deux hommes.

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