Ces annonces étaient attendues.  Comme prévu, Emmanuel Macron a ouvert toutes les vannes du déconfinement. 

À partir de demain, tous les départements, hormis La Guyane et Mayotte, passent au vert ce qui signifie que les restaurants parisiens peuvent rouvrir dans leur intégralité en respectant tous les protocoles sanitaires. 

Dès demain, nous pourrons nous déplacer entre les pays européens et à partir du 1er juillet, il sera possible de voyager à l’extérieur de l’Europe, pour les pays où l’épidémie sera maîtrisée. 

Pour ce qui concerne l’éducation nationale, les crèches, les écoles et les collèges rouvrent le 22 juin de manière obligatoire. 

Les visites sont désormais autorisées dans les EHPAD. 

Et puis, une confirmation : le second tour des élections municipales se déroulera le 28 juin. 

Pas d’augmentation d’impôts

Après la minute inévitable d’autosatisfaction « nous avions bien fait de sortir du confinement le 11 Mai » comprendre « j’ai bien fait », le volet économique a occupé une bonne partie de l’intervention .  Investissements dans la recherche, la croissance verte, un grand plan de reconstruction économique, écologique et solidaire va être lancé mais sur la question de la dette, il a fait une promesse : il n’y aura pas d’augmentation d’impôts pour financer les 500 milliards d’euro dépenses dans la crise mais, attention, prévient-il, il faudra travailler d’avantage et produire davantage. Une phrase floue qui annonce beaucoup d’interprétations Probablement la phrase la plus important le de ce discours , la phrase la plus dure noyée dans un lac de bonnes nouvelles .

Mais on attendait le chef de l’État sur les colères actuelles, celle des militants anti-racistes et celle des forces de l’ordre. 

Et la, évidemment, le chef de l’État est resté à l’équilibre du « en même temps » avec quelques mots o combien classiques « nous devons être intraitables contre le racisme et l’antisémitisme » parlant d’une jeunesse qui ne doit pas être discriminée. 

Mais, dit-il, ce combat ne doit pas être détourné de manière haineuse.  Les policiers et aux gendarmes méritent la reconnaissance de la nation. 

Quant à la République, « elle n’effacera aucune trace de son histoire et ne déboulonnera pas ses statues... »

3 minutes montre en main. Rien de plus. Toutes les cases ont été cochées, celle des manifestants et celle des forces de l’ordre .

Tous les chapitres ont été ouverts mais évidemment, il faut encore les écrire. En ce sens, ce discours nous laisse un peu sur notre faim. Des mots. Maintenant, il faut agir .

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