Les Policiers manifestent à Radio France - Photo Pierre Antoine Lefort via Twitter
Les Policiers manifestent à Radio France - Photo Pierre Antoine Lefort via Twitter

par Françoise Degois

Comme un malaise. Non pas sur leurs conditions d’exercice ou leurs angoisses. Non, le malaise que nous pouvons ressentir, nous simples citoyens, à observer ces manifestations « sauvages » de policiers. Régulières, inquiétantes. Devant la Maison de la Radio (on se demande bien pourquoi), devant le Bataclan, au Trocadéro avec, à chaque fois, la sirène deux tons, les gyrophares, et la chorégraphie des menottes. Un drôle de cirque, qui semble échapper, à Paris, a l’intraitable préfet Lallement, qui déclare ne pas connaître les organisateurs de ces rassemblements qui deviennent un rituel.

Et pourquoi ? Parce qu’un Ministre de l’Intérieur, certes avec maladresse, a déclaré qu’il fallait chasser le racisme des rangs de la police et éviter les gestes brutaux comme la clé d’étranglement. Deux phrases et voilà les syndicats à la manœuvre.

On peut comprendre le sentiment d’être lâché, une fois, deux fois, trois fois, mais pas tous les jours, et jusqu’à la saint Glinglin? Évidemment, on aura bien compris que le but est simple : ne pas relâcher la pression jusqu’à ce qu’Emmanuel Macron débarque Christophe Castaner. Drôle de pression sur un Chef de l’État. Drôle de pression, orchestrée par le syndicat Alliance, proche du Rassemblement National, qui semble avoir pris les « clés du camion « de la contestation.

Le malaise est grand de voir ce grand corps faire de la politique. Comme s’il s’agissait d’une profession comme les autres, alors qu’elle ne l’est pas. Dépositaire de la violence légitime, cette horrible expression, elle a des devoirs, plus qu’aucun autre citoyen, le premier étant le devoir de réserve, le second étant un comportement républicain exemplaire.

On ne parle pas de manifestations, de pavés sur l’on reçoit et lacrymo que l’on tire. On parle là d’une phrase sur le racisme qui semble déranger ce corps qui a le devoir d’être exempt de tout soupçon.

On imagine bien à quel point cette situation irrite le Chef de l’État qui à horreur de tout ce qui peut offrir une résistance. Horreur surtout, comme tous les Chefs de l’État, qu’on lui force la main.

Pourtant , Christophe Castaner sautera certainement mais au profit de qui ? Laurent Nunez, malgré tous les liens qu’il entretient avec les policiers, ne paraît pas vraiment à l’échelle du poste. Frederic Péchenard est bien trop sarkozyste.

Qui à l’Interieur ? Quelqu’un qui devra ramener l’ordre et mettre un terme à cette prise d’otage de plus en plus régulière de ce grand corps par certains syndicalistes radicalisés.

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