Kamala Harris à Clear Lake dans l'Iowa le 9 Août 2019 - Photo Gage Skidmore - Creative Commons
Kamala Harris à Clear Lake dans l'Iowa le 9 Août 2019 - Photo Gage Skidmore - Creative Commons

Et voilà l’arme anti Trump : la sénatrice de Californie, Kamala Harris devient la première femme noire américaine à être candidate à un poste de vice-présidente des USA. C’est Joe Biden lui-même qui l’a annoncé sur son compte Twitter hier . Un choix incontesté tant le profil, la personnalité de Kamala Harris collent parfaitement à l’enjeu de novembre prochain. À 55 ans, l’ancienne procureure générale de Californie illustre à la perfection le rêve américain. Dire d’elle qu’elle est une Afro-Américaine est extrêmement réducteur. Son père, Donald Harris, professeur d’économie est jamaïcain et sa mère, Shyamala Gopalan, aujourd’hui décédée, était originaire d’une famille de brahmanes du Tamil Nadu, au sud de l’Inde. Chercheuse de haut niveau sur le cancer, et militante acharnée des droits civiques, elle a transmis à sa fille un goût immodéré pour les défis « Sois la première à faire les choses en t’assurant que tu ne seras pas la dernière » lui disait-elle.

Et elle a suivi les conseils judicieux de sa mère : première femme noire et d’Asie du Sud -Est procureure du plus grand état des USA, la Californie. Première femme noire candidate à la vice-présidence des USA, alors qu’elle rêve, à voix haute, d’être la première présidente tout simplement. À bien y regarder de près, les astres lui semblent favorables. S’il est élu, Joe Biden aura 78 ans lorsqu’il prêtera serment en Janvier 2021. Rien de tel qu’une position aussi stratégique pour préparer la présidentielle de 2024, alors qu’elle a été candidate malheureuse à l’investiture démocrate cette année.

Malgré de grandes divergences, elle a soutenu Bernie Sanders sur le projet de loi sur la santé. Elle plaide pour les droits des minorités sexuelles, des migrants et pour un contrôle plus important des armes. Elle n’a pas la flamboyance d’une Alexandria Ocasio-Cortez, ni la fibre sociale de Bernie Sanders. En cela, elle fait furieusement penser à Barack Obama : un tempérament froid, structuré, ambitieux et prudent, pour ne pas dire calculateur. Mais, elle est l’une des réponses démocrates au #BlackLiveMatters et possède l’avantage d’exaspérer (mais qui ne l’exaspère pas ?) Donald Trump qui l’a traitée, pendant la course à l’investiture de « very nasty woman » une femme très méchante, dans un langage infantile assez habituel chez le président américain. Aujourd’hui, il a d’ailleurs salué cette nomination en moquant Harris et la traitant de girouette qui change d’avis au gré des vents de l’opinion.

Le ticket Biden/Harris répond donc à tous les canons habituels du parti démocrate, à la manière de Obama/Clinton. Pas de surprise, pas d’effet de blast. Mais un ticket très solide pour tenter de mettre à terre un Donald Trump qui est loin d’avoir perdu la bataille.

Voici le clip lancé par la campagne Trump pour immédiatement dénigré Kamala Harris :

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