Cafés et restaurants à Montmartre en 2018 avant la pandémie - Photo Pedro Szekely - Creative Commons.
Cafés et restaurants à Montmartre en 2018 avant la pandémie - Photo Pedro Szekely - Creative Commons.

Samedi 3 Avril 

– Les diners de la honte. Oui, il n’y a pas d’autre mot que celui après avoir regardé le formidable reportage de M6 sur les restaurants clandestins et les soirées privées à Paris. Attention, inutile de chercher le déjeuner routier “plat-dessert 15 euros. Là, nous parlons d’un chef proche des stars et qui fourgue ses menus en toute illégalité entre 160 et 460 euros. Sans parler de ce collectionneur célèbre qui organise des fêtes privées pour 200 euros avec caviar et champagne. Des fêtes où, selon lui, se rendent régulièrement des ministres ! 

Soyons clair. Chacun a le droit de dîner à la table qu’il souhaite et avec les moyens qu’il a. Là n’est pas le propos mais nous rappellerons que c’est strictement interdit et on se demande d’ailleurs comment cela apparaîtra dans leur comptabilité. Et voir les convives s’embrasser comme du bon pain sans masques et le personnel servir avec des gants mais sans masques non plus, finit de nous faire bondir. Mise en danger de la vie d’autrui, resquilleurs en tout genre … Pas vu, pas pris, telle semble être leur devise … La France galère, les restaurants sont fermés, les petits commerces aussi mais eux s’en donnent à cœur joie au nom de la liberté …La honte !


Les chiffres s’affolent : Ça y est, la barre des 5000 personnes en réanimation est franchie. Alors que le débat fait encore rage entre les « enfermistes » et les « ouvristes », les faits semblent tout de même donner raison aux premiers. Difficile de dire si les nouvelles mesures seront suffisamment efficaces pour freiner la flambée épidémique, mais on a du mal à imaginer que les grands mouvements pour ce week-end de Pâques vont arranger nos affaires. Devant la boucherie au centre de Paris ce matin, la foule, aucune distance dans la file, 7 dans la boutique, les gens qui boivent leur café à l’extérieur du bar et fument en papotant, les quais noirs de monde. Idem en province. Ces comportements sont assez logiques puisque le confinement est soft et renvoie donc une image de moindre gravité. Les faits sont là : les soignants craquent, l’hôpital pousse les murs pour ne pas être submergé par la vague, la vaccination reste laborieuse et, dans tout de chaos, les batailles de chiffonniers entre « enfermistes » et « ouvristes » semblent dérisoires. Souhaitons que cette stratégie mi chèvre -mi choux soit efficace. Les comptes se régleront plus tard. Sanitaires et politiques.

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