Photo The Russian Presidential Press and Information Office - Creative Commons.

Vendredi 19 Mars 

AstraZeneca, mauvais karma ? : Nous sommes tout de même de très bonne composition, nous, les Français. Car il faut quand même avoir une sérieuse dose de patience vaccinale pour supporter les ordres et contrordres sur les vaccins. Dernier épisode en date : la note de la Haute Autorité de Santé, qui, ce matin, recommande finalement d’administrer le vaccin AstraZeneca…aux plus de 55 ans. Je rappelle que la note précédente recommandait formellement de ne pas l’utiliser sur les plus de 65 ans ! Raison du revirement ? L’âge serait un facteur aggravant pour ces fameuses thromboses. Autrement dit, plus vous êtes jeunes, plus les risques sont aggravés : cela concerne évidemment une part infinitésimale de patients mais sait-on jamais ? Quant à ceux qui sont âgés de moins de 55 ans et ont déjà reçu leur première injection, la Haute Autorité er Santé dira prochainement ce qu’il convient de faire … Décidément, les bonnes fées semblent ne pas s’être penchées sur son berceau. Depuis sa sortie, les bémols, les questionnements et les doutes publics, émis y compris par le Monsieur Vaccin du gouvernement, Alain Fisher, devraient miner un peu plus la confiance des Français. Pourtant, ils sont 66% à vouloir se faire vacciner, et malgré les épisodes chaotiques des derniers jours, quasiment 1 français sur 2 dit avoir confiance dans AstraZeneca (sondage Harris Interactive pour LCI). 

Peur, quand tu nous tiens : La peur du virus qui supplante celle du vaccin. La peur qui, peu à peu, ronge notre libre arbitre. Celui qui ne veut pas se faire vacciner (ce qui n’est pas mon cas) sera bientôt relégué au rang de complotiste et de mauvais citoyen, tant le rouleau compresseur est puissant. Sans même parler du futur passeport sanitaire qui va poser beaucoup de problèmes de droit et de libertés individuelles. Ce virus nous entraine dans une reddition quasi totale de l’esprit critique et de la liberté intérieure dans bon nombre de domaines : démocratiques, sécuritaires, sanitaires, économiques. S’il est mortel et dangereux pour la vie humaine, il semble l’être tout autant pour notre fonctionnement démocratique. 

Cour de récré : Les échanges d’amabilités entre Joe Biden et Vladimir Poutine semblent signer le retour de la guerre froide, glaciale même. Entre les deux grandes puissances, les relations ont toujours été complexes mais deux événements ont détérioré le processus depuis l’élection de Biden : le rapport des services américains qui démontre que la Russie a bien tenté de manipuler l’élection présidentielle et le traitement d’Alexei Navalny, tout cela sur fond d’occupation de la Crimée et d’intervention russe en Syrie. Plus profondément, l’inimitié entre Joe Biden et Vladimir Poutine existe depuis longtemps. En 2011, Biden, alors Vice-Président de Barack Obama, aurait dit droit dans les yeux à Poutine « Je ne crois pas que vous ayez une âme ». Ambiance. 

Depuis l’élection de Joe Biden, en Novembre dernier, les relations n’ont cessé de se dégrader, Poutine, chagriné par la défaite de Trump, estime qu’il n’attend rien de la nouvelle administration « russophobe ». S’ensuivent des déclarations de plus en plus incendiaires entre les deux protagonistes par médias interposés, pour parvenir à ce final : Biden qui qualifie Poutine de « tueur » et Poutine qui lui répond « C’est celui qui dit qui est ». Niveau cour de récré, mais une cour de récré où l’on jouerait avec missiles exocet et bouton nucléaire. 

La désescalade n’est pas encore à l’ordre du jour mais cet épisode révèle aussi un trait de la personnalité et Joe Biden que nous connaissions peu : un goût certain pour la bagarre et le bras de fer, alors que nous pensions que les américains avaient élu un père tranquille et un peu falot. Ne jamais se fier aux apparences. 

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