Michèle Rubirola à Marseille, Anne Hidalgo à Paris, Pierre Hurmic à Bordeaux, Grégory Doucet à Lyon - Capture Twitter.

Il y a des soirs où l’espoir renaît. Habituée qu’elle était à prendre des coups, à subir les ricanements, les sempiternels « la gauche, c’est fini », la voilà ragaillardie.

Et elle a des raisons de l’être car la leçon de ces municipales est simple : la gauche unie gagne. C’est vrai lorsque EELV enlève Lyon ou Bordeaux, face à l’union LR /LREM, c’est vrai lorsque le PS enlève Nancy et garde Paris parce qu’il s’est allié avec les Verts. C’est encore plus vrai lorsque les alliances locales sont constituées de toute la gauche, du PC aux Insoumis en passant par le PS et les citoyens : elle gagne. L’exemple le plus frappant se trouve à Marseille et même si des municipales n’ont jamais dessiné une présidentielle, la liste de gauche globale de Michele Rubirola cette médecin inconnue du grand public triomphe dans la cité phocéenne. Née de la colère après l’effondrement de l’immeuble Rue d’Aubagne, un véritable traumatisme pour Marseille, portée par un discours très radical, la liste « Printemps de Marseille » n’obtient certes pas la majorité absolue mais déboulonne la statue de Jean-Claude Gaudin et de la droite , dans un effet de blast rafraîchissant.

Partout où la social écologie l’emporte, c’est comme si les électeurs de gauche disaient aux formations politiques : « unissez-vous, une bonne fois pour toute ».

Ce message de l’union, il est fondamental pour 2022. Évidemment, la conquête de grandes villes va aiguiser les appétits verts, même si les écologistes se sont toujours heurtés au mur de la présidentielle. Bien sûr que le regain de vitalité du PS va faire renaître des espoirs de candidature social-écologique. Bien sûr que Jean Luc Mélenchon, lui aussi très en pointe sur l’écologie, sera candidat. Et pourtant, il faudra bien que toute la gauche s’unisse si elle veut l’emporter en 2022. Il ne s’agit pas de proposer une candidature unique. Il s’agit de trouver un accord de gouvernement et de ne pas se déchirer outre mesure lors du premier tour de manière à ne pas rendre les choses irréparables pour le second tour, si l’éparpillement n’empêche pas le mieux placé de passer la barre pour être au second.

En tout cas, ces municipales offrent à la gauche un parfum inattendu : celui du début de renaissance. Il y a loin de la coupe aux lèvres. Il faut désormais travailler, être audible, crédible mais la défaite n’est plus inéluctable.

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