Olivier Véran, ministre de la Santé invité de France Inter ce mardi 19 janvier 2020 - Vaccin BioNTech-Pfizer - Photo by Lisa Ferdinando - Creative Commons.
Olivier Véran, ministre de la Santé invité de France Inter ce mardi 19 janvier 2020 - Vaccin BioNTech-Pfizer - Photo by Lisa Ferdinando - Creative Commons.

La question est certes abrupte mais nécessaire. Repassons-nous le film de cette année maudite que nous allons boucler dans quelques semaines. À l’origine, un virus qui nous fait ricaner de prime abord, et qui, en deux mois, met la planète à terre. Pas un pays, non ! Pas un continent, non ! La planète, carrément ! Une guerre mondiale virale : et nous voilà tous, de soubresauts en soubresauts, de déconfinements en reconfinements comme des petits bouchons sur un torrent tantôt calme tantôt furieux. La seule indication, ce sont les lits de réanimation et, plus largement, la place dans les hôpitaux. Débordés ? On referme ! Soulagés ? On rouvre ! Une vie en accordéon à attendre que la cavalerie arrive ! Et elle arrive sous forme de vaccins et là encore, les montagnes russes ! Des doses, des doses, des doses et… oups, plus assez de doses ! 

Nous n’avons pas encore à vacciné 10% de la population qu’on nous bassine déjà avec le passeport vaccinal. En discussion dans plusieurs pays alors que toutes les populations n’ont pas encore eu accès à la précieuse injection. La pression sociale commence et se profilent déjà les innombrables recours devant la justice pour des questions aussi simple que : mon employeur peut-il m’obliger à me faire vacciner ? Une compagnie aérienne peut-elle m’interdire l’accès à bord de ses avions ? Etc etc. Toute cette frénésie vaccinale est proprement hallucinante. Nous en sommes à 10 mutations du virus, a minima. Personne ne sait si un vaccin sera efficace et surtout qu’elle sera la durée de son efficacité mais les tambours et les trompettes commencent déjà ! Stop ! 

Commencez d’abord par faire ce que vous avez à faire : vacciner les gens pour tenter d’atteindre l’immunité collective. Ensuite, nous verrons ! 

Et plus largement, posons-nous la question de savoir quelles leçons tirerons-nous de ce désastre, doublé, souvent, de maladresse et d’erreurs de gestion.

Serons-nous capables de revoir totalement nos structures hospitalières, d’envisager de véritables pôles d’épidémiologie, sur le modèle des pôles anti-cancers, ces ensembles dans lesquels on regroupe la recherche et les soins ? Construirons-nous des hôpitaux pour les épidémies puisque tous les spécialistes s’accordent à dire que la pandémie actuelle n’est que l’avant garde de celles à venir ? 

Sortirons-nous de cette logique de stop and go qui nous tue autant économiquement que psychiquement ?

Il est bon d’entendre gloser sur ces fichus Français qui veulent finalement un vaccin juste parce qu’on leur annonce une pénurie. Quel mépris et quelle mauvaise analyse de ces retournements sondagiers ! Les Français, et pas seulement eux, sont à bout et vont donc se résoudre à prendre le seul médicament qui puisse les sortir de cet enfer, c’est à dire le vaccin, sans garantie totale de son efficacité.

Quant à la morgue habituelle de ce gouvernement, ce « Tout va très bien, Madame la Marquise », entonné chaque jour par Olivier Véran, Jean Castex et Emmanuel Macron, quand il s’exprime, cette morgue est bien le signe d’une faiblesse profonde. Aucune morgue chez Angela Merkel ou Giuseppe Conte par exemple.

Impossible de leur faire reconnaître la moindre erreur. Impossible d’avoir une véritable transparence sur les doses dont nous disposons. Ils ont une grande chance dans ce cauchemar : la bonne composition des Français, qui traversent cette crise de manière assez docile, les circonstances appelant une forme de sagesse que l’on peut se reconnaître collectivement. Dociles mais pas amnésiques. À l’heure des comptes électoraux, à commencer par les régionales, cette attitude sans humilité pourrait se payer très cher.

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Cet article a 1 commentaire

  1. Emma

    Si madame Degeois, Louis de Raguenel est un extrémistes catholique d’extrême droite obsédé par le voile et l’immigration. Cela ne le dérange pas que les catho oblige leur enfant à aller au catéchisme. LCI donne la part belle à l’extrême droite. Pas un débat sans un de leur représentant sur le plateau.

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