Le Premier ministre Jean Castex en visite à Roubaix et Lille lundi 3 Août - Capture vidéo.
Le Premier ministre Jean Castex en visite à Roubaix et Lille lundi 3 Août - Capture vidéo.

Après le coronavirus, une nouvelle épidémie s’abat sur les grandes métropoles françaises : l’épidémie du masque à l’extérieur. Il aura fallu un peu de temps pour que ses édiles s’engagent. Mais comme une trainée de poudre, les décisions municipales du port du masque en centre-ville se multiplient ces ultimes jours. Dernière commune à avoir imposé ce geste sanitaire à ses administrés : Toulouse, quatrième ville de France, et ses 500 000 habitants qui se croisent dans les rues commençantes en pleine période de soldes d’été.

Avant la ville rose, d’autres cités importantes s’étaient déjà distinguées en imposant le masque dans la rue. La mairie de Saux, en franc-tireur, avait institué l’obligation du masque à l’extérieur quelques jours… Avant que le Conseil d’Etat retoque son expérience municipale. Il faut attendre Christian Estrosi, maire LR de Nice, lui-même infecté par le coronavirus, pour que la machine à instituer le masque dans les rues très fréquentées des centres-villes prenne son envol. Cette fois, avec l’onction du gouvernement, et partant, celle du conseil d’Etat. Applicable dès le lundi 3 août, de 10 h00 à 1 heure du matin, les contrevenants niçois s’exposent à des amendes de 35 euros par la ville et de 135 euros par la Police nationale.

Des conditions de sanctions financières que l’on retrouve dans la plupart des communes qui imposent le masque partout. C’est le cas de Lille, importante ville du Nord, dont la maire, Martine Aubry, dut insister pour qu’enfin, face à l’épidémie galopante, l’Etat accepte sa demande d’imposer le masque dans les rues du centre en particulier. Là-bas, l’amende municipale s’élève à 55 euros, de quoi calmer les ardeurs des plus récalcitrants. Au-delà, l’arrêté du préfet du Nord concerne les 95 communes qui composent la métropole européenne de Lille, où l’on retrouve des villes comme Roubaix et Tourcoing.

Les mairies et les préfectures sur la même longueur d’onde

Encore plus imposante, Paris et 2 millions d’habitants, même privée de ses touristes, qui entre dans la danse du port du masque obligatoire dans certains quartiers les plus festifs… Attirant une jeunesse en vacances et peu soucieuse des risques de contamination. En lien avec la préfecture de Paris, la mairie dirigée par Anne Hidalgo (inquiète face à la propagation de l’épidémie) vient d’organiser un dispositif tenant compte des lieux les plus à risques. « Nous incitions déjà les Parisiens à utiliser le masque le plus possible, mais ce n’était pas très suivi. 90 % des gens n’en ont pas », se désole l’Hôtel de ville.

Dernière, en effet, à se ranger dans le camp des villes scrupuleuses sur l’ardente obligation de porter les masques, Toulouse. À défaut de touristes, la cité gasconne abrite une forte population jeune, étudiante notamment. Surtout, la Haute-Garonne, jusque-là épargnée par le Covid-19, se retrouve parmi les départements les plus en dangers face à une reprise de l’épidémie. Sous peine d’amende de 35 à 135 euros, la marie et le préfecture alertent : « À compter du mercredi 5 août 00h00, le port du masque est obligatoire sur les marchés de plein vent, brocantes et vide-greniers de l’ensemble du département de la Haute-Garonne, des portions de voie publique de la Ville de Toulouse particulièrement fréquentées, définies conjointement avec le Maire, sur certaines plages horaires ». 

Après Nice, Lille, Paris, Toulouse, à qui le tour ?

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