Déclaration du Premier ministre Jean Castex à propos de la reprise de l'épidémie avec à ses côtés Olivier Véran, ministre de la Santé - Capture vidéo Nos Lendemains.
Déclaration du Premier ministre Jean Castex à propos de la reprise de l'épidémie avec à ses côtés Olivier Véran, ministre de la Santé - Capture vidéo Nos Lendemains.

Nous y voilà ! Enfin, le premier ministre s’est décidé à dire ce que nous anticipions sur ce blog depuis des semaines : oui, il va falloir envisager de rendre le masque obligatoire plus largement nous explique aujourd’hui Jean Castex.

Et on a furieusement envie de lui répondre : et pourquoi ne pas le généraliser, quitte à vivre ce désagrément quelques semaines plutôt que d’avoir à pleurer pendant des mois ?

On a le sentiment d’assister à un film au ralenti.

Début juillet, la pression de l’opinion monte sur les masques obligatoires. Les contaminations repartent, des clusters apparaissent. Les images de fête de la musique délirantes, l’oubli des gestes barrières comme si de rien n’était, tout cela fait naître le doute. Puis le professeur Cohen et quelques autres demandent solennellement le port du masque obligatoire dans les lieux publics. C’est le déclic qui pousse Emmanuel Macron à l’annoncer enfin le 14 Juillet mais de manière floue , presqu’au doigt mouillé « peut-être d’ici le 1er août » nous dit -il, avant que son nouveau premier ministre n’accélère et ne le rende obligatoire le 20 juillet.

Au ralenti, le virus recommence à circuler puis de plus en plus fort. Les courbes et les tableaux réapparaissent sur les écrans télés. Et des voix s’élèvent pour rendre le masque obligatoire dans les rues. Après tout, les catalans l’ont fait et ils ne sont pas des idiots, pas plus que les français en tout cas. Mais ça résiste, et ça résiste encore avant de céder, une nouvelle fois sous la « pression » et l’inquiétude de l’opinion qui voit le nombre de clusters et de cas se multiplier, bien plus vite proportionnellement que le nombre de tests.

Depuis quelques jours, la bataille fait rage entre ceux qui veulent aller plus loin et ceux qui estiment que c’en est trop ! Que l’épidémie n’est pas si grave, que nous sommes des trouillards, que tout cela est un moyen commode de contrôler les populations etc, etc… On s’échine même à démontrer que les anti-masques sont d’extrême droite, et qu’ils ont ainsi trouvé matière à faire une nouvelle guerre à Emmanuel Macron, ce qui est assez cocasse car ceux  qui accusent l’extrême droite ou l’extrême gauche étaient les mêmes qui défendaient la position mi chèvre mi choux  du chef de l’État il y a un mois.

Rappelons que certes la covid-19 n’est pas une maladie au taux de mortalité spectaculaire mais :

1/ Nous ne savons pas la soigner,

2/ Nous n’avons pas de vaccin,

3/ Les séquelles pour ceux qui ont développé des formes graves, et ils sont nombreux, sont très importantes, notamment au niveau du cœur , y compris chez les sujets jeunes.

La polémique est d’autant plus violente que le message est illisible, brouillon.

Parfois, une porte doit être ouverte ou fermée. Simplement. Aujourd’hui encore, les propos du Premier ministre sont flous et restent dans l’entrebâillement. Il fait le constat que l’épidémie risque d’être difficile à contrôler, que tout cela va dans le mauvais sens. Il dit qu’il va se rapprocher des préfets et des maires pour étendre le port du masque dans l’espace public.

Sommes-nous des enfants auxquels nous ne pourrions pas dire les choses telles qu’elles sont ? Quelles susceptibilités, quel goût de la liberté a-t-on peur de froisser en n’annonçant  pas directement la couleur ? Les quelques zozos qui s’agitent médiatiquement et sur les réseaux sociaux pour nous dire que le masque ne sert à rien ? Enfin, tout cela n’est pas sérieux. Nous l’écrivions hier : l’obligation systématique se dessine avec des règles communes à tous sur les lieux touristiques , les centres urbains et plus si affinités . Jean Castex vient de faire un nouveau pas dans cette direction. Au ralenti. Peut-être est-il tout simplement temps d’accélérer ?


Lire les épisodes précédents signés Françoise Degois :

Masques obligatoires : un grand oui face à l’individualisme national

Masques obligatoires : le « oui mais » de Macron

Épidémie hors de contrôle en Mayenne, masques obligatoires dès la semaine prochaine en France : l’exécutif doit accorder ses violons

Masques obligatoires à la carte et bagarre médicale : c’est à devenir fou !

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