Très jeune footballeur - Photo Beatrice Murch - Creative Commons (CC BY 2.0)
Très jeune footballeur - Photo Beatrice Murch - Creative Commons (CC BY 2.0)

Le vide par la Covid ! Avant même le travail, les bars, les relations sociales, le virus prive les sociétés d’une activité essentielle à la vie physique et mentale : le sport. Non pas qu’il interdise les pratiques basiques entre amis, mais les adhésions classiques dans les clubs sportifs. Et tout le monde en souffre : les pratiquants privés de leurs habitudes, et les clubs, eux, privés de leurs financements, via les cartes d’inscriptions qui représentent une bonne partie de leur budget annuel. Face au coronavirus, les disciplines sportives ne jouent pas à armes égales, pas plus que les entreprises.

Les chiffres des baisses d’inscriptions viennent confirmer les cris d’alerte des dirigeants de clubs qui voient leurs effectifs fondent comme neige au soleil. Autant les sports individuels que les sports collectifs, les professionnels que les amateurs. Certes, toutes les activités ne sont pas logées à la même enseigne, mais la baisse est généralisée, à l’image du tennis de table dont 150 clubs n’ont pas rouvert leurs portes. Résultat, une baisse des effectifs d’un tiers. Coté, sports collectifs, la fonte réelle demeure encore relative. Le basket s’en sort plutôt bien en comptant 10% de réduction des inscriptions en septembre. Quant au football, il garde son pouvoir d’attraction à limitant les pertes à seulement 5%.

La crise économique contre la pratique du sport

La crise sanitaire révèle en vérité, via le prisme des réductions d’effectifs dans les clubs, l’ampleur de la crise économique. Subitement, les licences sont devenues trop chères, malgré les aides aux financements des municipalités en faveur des structures d’accueil, des jeunes notamment. Ainsi, une licence de football, sport facile d’accès, peut s’élever à plus de 100 euros par enfant. Dès lors, quand un parent subit un licenciement dû au Covid 19, c’est tout le budget de la famille qui s’en trouve réduit. 100 euros devient une somme astronomique.

Coté professionnel, la pandémie impose des obstacles autant économiques que populaires. En foot, les clubs jouent à huis-clos, privant les supporters de leur soutien. Les rentrées de fonds dépendant surtout des retransmissions, l’effet économique s’avère nul. En revanche, au rugby, la billetterie représente une bonne part du financement des clubs qui connaissent de vraies difficultés, en attendant la fin de l’épisode sanitaire. Dans le détail, les droits télé pour le football ont représenté, en 2019, 594 millions d’euros, soit 31.2% des recettes totales. Coté rugby, très diffusé chaque semaine, le taux de dépendance télévisuelle ne s’élevait, la même année, qu’à 22%.

Si les grands clubs disposent d’importants moyens face à la crise globale, tel n’est pas le cas des familles aux moyens limités. Face à la désormais cherté des licences d’inscription, des dirigeants de clubs conseillent aux parents de présenter la facture au service fiscal au titre de la déduction d’impôts pour un don à une association, en l’espèce un club sportif. Sauf qu’au-delà de la dimension économique, la Covid-19 a engendré chez les parents une crainte de la contamination de leurs enfants, et en cascade des familles entières. Contre cette crainte une seule solution, une hypothétique vaccination…

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