Foule d'avant le Covid - Photo La Bande Sonore - Creative Commons
Foule d'avant le Covid - Photo La Bande Sonore - Creative Commons

Chaque jour qui passe ajoute de la confusion à la confusion. À qui accorder du crédit ? Au gouvernement qui théorise à tout crin le non confinement, le même qui avait théorisé à tout crin le reconfinement inéluctable, une semaine auparavant, jusqu’à ce qu’Emmanuel Macron impose le contraire ? Qui croire ? Les médecins qui nous annoncent l’apocalypse des variants en tout genre, les courbes qui vont grimper en flèche inexorablement, les réanimations saturées et le pays forcément enfermé ? Ou ceux qui pensent encore que l’on peut passer entre les gouttes, en se faufilant entre les gestes barrières, les vaccins et notre responsabilisation ?

À dire vrai, il est très difficile de s’y retrouver, de se faire une opinion claire, à l’heure où une sommité mondiale de l’Université de Stanford, le professeur John Ioannidis, montre dans une étude critiquée, que le confinement n’a pas eu une efficacité avérée. Et on se dit : « Tout ça pour ça ». Qui croire quand la guerre commerciale et géopolitique des vaccins fait rage, avec influence et milliards de dollars à la clé ? Quel est ce drôle de sentiment de se retrouver face à des sortes de « dealers », qui auraient créé le besoin pour organiser le manque ? Oui, ces idées ont le droit de nous traverser l’esprit tant la situation est confuse, opaque et surtout ne semble pas révéler un horizon très clair. Sommes-nous complotistes parce que nous nous posons la question du choix qui a été fait : vacciner plutôt que traiter ? Non. Nous avons le droit car la pandémie nous frappe, nous, et c’est nous qui en subissons les conséquences, aujourd’hui et demain et c’est inévitablement vers nous que les États se tourneront un jour pour payer en partie les pots cassés. L’État, c’est nous donc nous avons le droit et le devoir de questionner, de demander, d’enquêter, de comprendre.

À toutes ces questions, et face à ce spectacle où se côtoient les plus belles tendances de vie comme le soin des autres, l’inventivité, la solidarité et les pires, comme l’avidité des industries pharmaceutiques, des Gafam, et autres commerçants planétaires, la colère, la frustration et les chagrins en tout genre, face à ce spectacle, que pouvons-nous faire ? S’appuyer sur nous-mêmes, bien faire ce que l’on a à faire chaque jour, porter son masque et continuer d’avancer, même d’un seul pas.

Le premier confinement, pénible, était devenu presque ludique. Ce demi emprisonnement actuel, cet entre-deux gris et pluvieux, ne l’est plus du tout. Les belles résolutions s’estompent, la promesse d’un monde d’après plus humain, plus solidaire que le précédent semble s’évanouir. Et pourtant, c’est bien parce que nous continuons, chacun là où nous sommes, sans lâcher notre esprit critique, sans anesthésier notre idéalisme que nous gagnerons à la fin. En s’appuyant sur nous-mêmes et en faisant confiance aux autres. L’histoire humaine est faite de tempêtes traversées, d’obstacles, de ruines et de renaissances. À chaque fois, nous avons non seulement survécu mais changé. Cette pandémie est donc une véritable opportunité pour une transformation nécessaire à laquelle aucun de nous n’est étranger. Qui croire ? Nous-mêmes ! 

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Cet article a 3 commentaires

  1. Lamiaud Alexandre

    Haaaa… ça fait toujours du bien de vous lire ! 😊

  2. Emma

    On n’a pas d’autres choix que de nous accrocher à nos valeurs pour survivre aux intempéries.

  3. Emma

    De Raguenel contre le RSA jeune parce que l’on ne sait pas où va l’argent. Le CICE et tous les milliards déversés sur les entreprises sans contrepartie c’est à dire sans savoir où va l’argent cela ne le dérange pas l’ex journaliste de Valeurs actuelles. Jamais décevante l’extrême droite.

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