Banderoles du 1er mai 2020 - Photo Jeanne Menjoulet - Creative Commons

C’est un pas , petit , certes mais un pas tout de même . Tel était le sentiment de plusieurs représentants du personnel médical après la proposition gouvernementale de hausser les rémunérations de 180 euros pour les soignants, hors médecins. Ces hausses sont quasiment la moitié moins importantes que l’ augmentation de 300 euros, notamment pour les infirmières et les aides-soignantes, en premières lignes contre le coronavirus.

Des dissensions se font, encore, sentir entre les différentes soignants et structures sanitaires. À commencer par la CGT qui ne se satisfait pas de demi-mesures, loin d’être à la hauteur des enjeux de l’hôpital. En revanche , d’autres se satisfont des avancées du Ségur de la santé. Ainsi, Zayneb Riet, déléguée générale de la Fédération Hospitalière de France (FHF) s’est montrée convaincue des progrès manifestes contenus dans le projet de protocole d’accord. Selon cette ancienne infirmière, le Ségur entraine « une revalorisation significative des métiers hospitaliers, une occasion à saisir ! »

Augmentation des salaires de 180 euros et des promesses d’embauche

À priori, l’enveloppe de près de 8 milliard du Ségur a fait pencher la balance en faveur d’une conclusion favorable, au moins pour ces syndicats, dont la CFDT, accusée par SUD, qui ne participe pas aux négociations d’être toujours prête à tenir la plume . Un budget qui permettra d’améliorer les conditions matérielles et financières de cette ruche sanitaire que représente l’hôpital. En plus de l’augmentation mensuelle qui s’effectuera en deux temps : 90 euros en septembre et une seconde de 90 euros en mars, le plan prévoit le recrutement de 15000 agents dans les établissements hospitaliers publics, hôpitaux et EHPAD. Un vrai ballon d’oxygène après les épisodes noirs du coronavirus, en avril, au final comparables à la canicule de 2003. Toujours la même faiblesse, un manque d’anticipation.

Dans un tweet, le Premier ministre, Jean Castex, s’est félicité de cet accord arraché aux forceps et en espèces sonnantes et trébuchantes : « En amont de la conclusion du Ségur de la Santé, j’ai ouvert la réunion de négociation avec les personnels paramédicaux. J’ai annoncé une enveloppe de 7,5 milliards d’euros, et insisté pour que les questions d’emploi soient également intégrées à la négociation »… Un tweet auquel l’urgentiste Patrick Pelloux apporte une réponse cinglante d’opposition tout aussi convaincue : « Les propositions sont insuffisantes voir même désespérantes …. Quoiqu’il en coûte et le monde d’après ont été des utopies politiques. Espérons qu il n y ait pas d autres vagues du coronavirus » !

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