Chloroquine - Photo Lauren Holden - Creative Commons

Et voilà le très sérieux The Guardian qui s’en mêle. Le journal britannique publie un papier qui jette un sérieux doute sur le travail de saisies des données qui ont servi à l’étude condamnant l’hydroxychloroquine.  Le Guardian relaie précisément les doutes de The Lancet qui a demandé aux auteurs de l’article de leur préciser la remontée des données en Australie notamment. C’est dire s’il existe un doute. Tellement fort d’ailleurs que le professeur Gilbert Deray, pourfendeur de la méthode Raoult, s’est empressé de relayer l’article du Guardian, sans renier ses arguments à lui, mais en déplorant par avance qu’il y ait pu avoir un travail bâclé.

Ce travail bâclé, c’est justement ce que dénonce Didier Raoult depuis la parution de l’étude ce week-end, qui a entraîné un flot quasiment ininterrompu de critiques virulentes et d’enterrement en première classe de sa méthode.

Des critiques qui n’ont apparemment pas franchi les Pyrénées puisque l’Espagne a annoncé qu’elle ne voyait strictement aucune raison dans cette étude pour arrêter la chloroquine. Tout comme le Maroc d’ailleurs.

Le débat n’est donc pas clôt mais si d’aventure, d’autres éléments démontrent que l’étude de The Lancet a été bâclée , et que ces éléments émanent d‘autres supports que les soutiens du professeur Raoult, ce ne serait pas sans conséquences sur la vie médicale et politique. Puisque rappelons que c’est à la suite de cette étude qu’Olivier Véran a demandé un avis à la Haute Autorité de la santé Publique qui a recommandé l’interdiction de l’hydroxychloroquine. Après les masques, ce serait une nouvelle rupture de confiance dans la gestion de cette pandémie en France.

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Cet article a 3 commentaires

  1. Jean Pierre Engel

    La Tunisie vient d’arrêter, article et titre partisans

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