Mark Zuckerberg F8 2018 Keynote - Photo Anthony Quintano - Creative Commons (CC BY 2.0).
Mark Zuckerberg F8 2018 Keynote - Photo Anthony Quintano - Creative Commons (CC BY 2.0).

Ils commencent sérieusement à nous courir, les nouveaux empereurs des temps modernes . Que leur arrive-t-il ? Ils sont désormais capables de suspendre des comptes où l’on prône les vertus de l’hydroxychloroquine comme l’a déclaré récemment le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, mais laissent tranquillement se déverser des comptes anonymes antisémites, racistes, violents où l’on parle des femmes comme du bétail, des juifs comme des animaux à abattre ; des noirs et des arabes comme la lie de l’humanité sur Twitter. Malgré des milliers de signalements, ces comptes restent, très souvent et très longtemps toujours actifs ! Quant à Instagram, le réseau social « photos » a suspendu pendant plusieurs heures les comptes de deux journalistes de Charlie Hebdo qui ont twitté la Une de leur hebdo, avec les caricatures mais laissent des comptes porno en libre accès aux noms aussi évocateurs que « tubandes » .

Existe-t-il une logique ? Non ! Twitter se mêle même désormais de politique en modérant les tweets de Donald Trump, qui diffuserait des fakes news ! Inutile de préciser que je suis totalement et farouchement opposée à la politique et l’attitude politique du Président américain mais est-ce bien normal qu’il soit le seul soumis à cette exigence ? Les démocrates ne raconteraient donc jamais de balivernes ? Et en France, nos gouvernants et nos opposants seraient donc exempts de mensonges ou de semi vérités ?

Si les réseaux sociaux veulent se mêler de nos vies, qu’ils s’en mêlent mais avec justesse et justice. Ils sont certes surpuissants mais ce sont aussi des colosses aux pieds d’argile qui ne sont ni à l’abri de la concurrence qui naîtra forcément un jour, ni à l’abri de nos humeurs versatiles. Ce qui est ne l’est jamais éternellement. J’aime les réseaux sociaux, je reconnais leur vertu démocratique et je ne les redoute pas, même si la bataille est parfois rude. Je considère qu’ils sont un formidable outil de démocratisation et d’informations si on les utilise avec sagesse.  Ceux qui les maudissent et annoncent qu’ils les quittent, ont souvent assis leur notoriété grâce à cette communication directe.

En revanche, ils ne peuvent pas être utilisés pour complaire à tel ou tel gouvernant et doivent s’adapter aux us et coutumes des pays dans lesquels, en plus, ils ne paient pas d’impôts. Le droit de caricaturer est un droit total et inaliénable en France ! Suspendre, ne serait de que quelques heures, des comptes de journalistes qui postent la Une de leur journal, est inacceptable. Instagram s’en est expliqué auprès de Laure Daussy dont je compte a été rétabli . Il s’agit d’une suppression automatique à la suite de centaines de signalements effectués , bien sur , par tous deux qui sont opposés à des caricatures . Cela a déjà été le cas avec le compte Twitter de Laurent de Boissieu dans un débat sur l’anonymat sur les réseaux sociaux . Il avait été signalé par des dizaines de comptes , opposés à la fin de l’anonymat . On entend bien les arguments purement algorithmiques mais n’existe t-il pas un moyen de parer des attaques et contre attaques ? A ce rythme là , et au rythme des activistes de tout crin , quelle parole pourra s’exprimer librement et sans le moindre risque de censure technique plus rapide que l’éclair ? De la même manière, le racisme et l’antisémitisme ne sont pas des opinions mais des délits et la loi française interdit toute publication prônant le terrorisme, la violence ou la haine raciale ainsi que la pédopornographie. Les géants américains doivent se mettre au clair et en urgence avec ces règles. Nous refusons de reproduire ici des exemples de comptes qui auraient déjà dû être fermés depuis longtemps mais ils existent, polluent le débat, enveniment l’atmosphère. Pourquoi traînent ils si longtemps avant d’être clôturés ? Si Twitter, Facebook et Instagram veulent se mêler er nos vies, qu’ils le fassent à bon escient !

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